Auteurs

BROUSSOULOUX (Claude)

      Né en 1937 à Paris, il est à la fois médecin et écrivain. Après une faculté de médecine (spécialité radiologie) et une escapade par Sciences-Po, Claude Broussouloux écrit ses premiers textes, dans la mouvance du “nouveau roman”, pendant son service militaire au cours de nombreux arrêts de rigueur pour insubordination !
      Il vient au théâtre par l’écriture radiophonique avec “La Fête prisonnière”, dont la diffusion sur France Culture en 1974 est l’occasion de rencontrer un réalisateur radio, Georges Peyrou, également metteur en scène d’auteurs contemporains.
       Claude Broussouloux ne cesse alors d’écrire des pièces créées en France et à l’étranger. Parallèlement à sa carrière d’auteur dramatique, il poursuit son activité médicale et publie plusieurs essais sur des problèmes de société et de santé dont, entre autres, “Le Corps humain est-il transparent ?” et “L’Echographie en urgence”. En 1993, il revient à l’écriture dramatique à la suite d’une commande de l’acteur italien Mario Maranzana, d’une pièce sur la rencontre fictive entre Voltaire et Goldoni : “L’Improbable Rencontre est lue à Rome dans le cadre du bicentenaire de la mort de Goldoni.

Du même auteur :

      – “La Nuit du Soupçon”

      – “Derrière la porte”

      – “Identification d’un homme”

      – “La Vie rêvée de W.B.”

      – “Le Bonheur pour tous”

 

CHRISTIE (Agatha)

      Née à Torquay au Royaume-Uni en 1891, Agatha Christie se met à écrire très tôt. La littérature policière n’est pas un genre mineur, elle lui a donné ses lettres de noblesse. Son premier livre “La mystérieuse affaire de Styles” est publié en 1920. Mais ce n’est qu’en 1926, que cette écrivain devient célèbres grâce au roman “Le meurtre de Roger Ackroyd”. C’est ainsi qu’Agatha Christie prend l’habitude d’écrire deux livres par ans. Chacune de ses oeuvres nous plonge dans une étude psychologique où les mystères de chacun se dévoilent à la faveur de cette situation exceptionnelle : un meurtre vient d’être commis…
Quelle attitude adopter ? Que faire ou ne pas faire ? Que dire ou ne pas dire ? Chacun fabrique sa vérité. Les sentiments s’expriment à travers les mensonges et les faux semblants..
H
ormis les célèbres romans policiers qu’elle a écrits jusqu’à la fin de sa vie, Agatha Christie a fait paraître des romans sous le nom de Mary Westmacott comme “Loin de vous ce printemps” ou encore “The Rose and the yellow tree” mais également des poèmes, des nouvelles ainsi qu’une autobiographie.

Du même auteur :

      – Les Enquêtes d’Hercule Poirot

      – Le crime de l’Orient-Express

      – Dix petits nègres

      – Meutre au champagne

      – Le Vallon

Elle terminera sa vie en janvier 1976, dans sa résidence de Wallingford en Angleterre, après avoir fait mourir son détective le plus célèbre, Hercule Poirot, dans une histoire des plus fascinantes. 

 

COURTELINE (Georges)

      Né en 1858, il fut très influencé par son père Jules Moineaux, auteur comique fort célèbre en son temps. Courteline trouve son inspiration dans la vie de tous les jours. Il observe ses contemporains et traite avec humour les travers de l’Administration (“Messieurs les Ronds de cuir”, “Monsieur Badin”), de la vie militaire (“Le train de 8h47”), des femmes (“Gros Chagrins“, “Le Gora“)… Sa sensibilité se dévoile dans ses comédies sentimentales comme “La Cruche” ou “Boubouroche”. Son style très étudié (ses manuscrits sont 100 fois raturés et corrigés) utilise tous les ressorts comiques : de situation, de langage, de geste. Il écrivit quelques romans mais ce sont ses pièces de théâtre qui le rendirent célèbres. Il fut joué avec succès dès le début de sa carrière et surveillait étroitement le travail de ses acteurs.

Du même auteur :

      – “Une Lettre chargée”

      – ” La peur des coups

      – “La paix chez soi

Courteline meurt en 1929.

 

FENWICK (Jean-Noël)

      Né à Paris en 1950, il démarre une carrière de journaliste avant de travaillet dans la publicité. Il trouve sa voie en écrivant d’abord des textes pour le Café-Théâtre et la télévision. Ses *premiers textes à succès sont les sketches de Coluche et des feuilletons télévisés tels que “Maguy” ou “Marc et Sophie”. Son grand succès lui vient avec Les Palmes de Monsieur Schutz. Cette pièce, jouée à Paris pendant 6 ans, reçut 4 Molière, le prix des ” U “, le prix de la SACD et le prix du Jeune Théâtre, avant d’âtre adaptée récemment pour le cinéma.

Du même auteur :

      – “Calamity-Jane”

      – “Moi mais en mieux”

       – “Potins d’Enfer

 

FOISSY (Guy)

      Né à Dakar en 1932, ses pièces ont été traduites en plus de 15 langues et jouées dans 40 pays à travers le monde. En France, il est le pionnier de la décentralisation, il a dirigé plusieurs Centres dramatiques en Province. De nombreuses distinctions jalonnent sa carrière : Prix Coup de Théâtre des nouveaux auteurs, Prix Courteline, Grand Prix de l’Humour noir. Ses pièves traitent de sujets graves et contemporains, à travers une langue vive et alerte et un grand sens de l’humour et de la dérision.

Du même auteur :

      – “L’art de la Chute”

      – ” Le cimetière des Poètes”

      – “Loin du Golfe”

      – “Coeur à deux”

      – “Racisme”

      – “Veillée Funèbres”

Et beaucoup d’autres… ” La Libre Entreprise” est une de ses dernières créations.

 

GIRAUDOUX (Jean)

      Né à Bellac en 1882, il entre dans la carrière diplomatique avant de se consacrer à la création littéraire. Romans et pièces de théâtre seront autant de chefs-d’oeuvre. Que les sujets soient réalistes, historiques, quotidiens ou oniriques, la poésir y est toujours présente.

Rappelez-vous :

      – La légende d'”Ondine”

      – Le drame humain de “Siegfried”

      – La malédiction et la fureur d'”Electre”

      – La délicatesse des personnages d'”Intermezzo”

      – L’humour percutant de “L’Apollon de Bellac”

      – L’actualité du thème de “La Guerre de Troie n’aura pas lieu”

Et tant d’autres… Avec “La Folle de Chaillot” créée en 1945 par Marguerite Moreno et Louis Jouvet, Jean Giraudoux obtient la consécration définitive du grand public. Il meurt à Paris en 1944.

GOLDONI (Carlo)

      Né à Venise en 1707, il séjourna en France et y mourut en 1783. En réaction contre la Comedia Del Arte, il se voulut et fut le réformateur du théâtre italien. Il écrivit, en vers comme en prose, quelques 120 comédies où la satire et la poésie se mêlent. On trouve dans ses pièces une grande lucidité sur les caractères de ses contemporains et les travers de la société vénitienne de l’époque. Il fut également l’auteur de nombreux livrets d’opéra comique.

Outre la Veuve convoitée”, parmi ses plus célèbres pièces, citons :

      – “La Locandiera

      – “L’Eventail”

      – “Arlequin valet de deux maîtres”

 

IONESCO (Eugène)

      Né en Roumanie en 1909 de père roumain et de mère française, Eugène Ionesco partage son adolecence et ses études littéraires entre la France et la Roumanie. Il fait ses débuts d’écrivain dans son pays puis s’installe définitivement en France en 1938. Fortement marqué par le dadaïsme et par le surréalisme, il est fermement attaché à la liberté individuelle. Dramaturge, surtout sisciple iconoclaste d’Alfred Jarry, il choisit l’écriture théâtrale et laisse libre cours à sonimagination où se mêlent l’absurde, l’incohérent, le bouffon et le trgique. Il n’en finit pas de s’interroger sur le sens du monde et sur sa capacité à y vivre. Son œuvre théâtrale est très féconde.

Parmi ses oeuvres les plus connues, nous pouvons citer :

      – “La Cantatrice Chauve

      -” Le Roi se meurt

      – “Les Chaises”

      – ” Rhinocéros”

      – “Le Soif et la faim”

Eugène Ionesco entre à l’Académie Française en 1970 et s’éteint à Paris le 23 mars 1994.

 

NOTHOMB (Amélie)

      Née à Kobe (Japon) le 13 août 1967, Amélie Nothomb restera profondément marquée par la culture nippone. Fille d’un ambassadeur belge, les déplacements successifs de son père l’emmènent toute jeune en Chine, à New York et en Asie du Sud Est. De ces voyages, Amélie Nothomb conserve un sentiment tenace de solitude, atténué par une forte complicité avec sa soeur. Elle retourne en Belgique à l’âge de 17 ans et suit des études gréco-latines. En 1992, son roman “Hygième de l’assassin” est accueilli avec un énorme succès. Frustrée de ne pas être restée au Japon, elle y retourne et retranscrit cette expérience plus que déroutante dans “Stupeurs et Tremblements”, Grand Prix de l’Académie française en 1999. Depuis, elle publi à peu près un roman par an, se définissant elle-même comme une “graphomane malade de l’écriture”.

Du même auteur :

      – “La sabottage amoureux”

      – “Les Catilinaires”

      – “Métaphysique des tubes”

      – ” Cosmétique de l’ennemi”

      – ” Antéchrista”

Les Combustibles” est la seule oeuvre théâtrale écrite par Amélie Nothomb

 

OBALDIA (René de)

      Né à Hong-Kong en 1918 d’une mère française et d’un père panaméen, il fait ses études à Paris où il se consacre à la littérature, dans le domaine de l’humour noir et du fantastique. Ses premiers pas vers le théâtre se font avec “Impromptus à Loisirs“. A partir de 1960, ses succès théâtraux ne se comptent plus.
Lié à l’avant-garde littéraire au début de sa carrière, René de Obaldia se rapproche de Michaux et
Ionesco par ses jeux de mots et ses aphorismes absurdes : “Les sourds sont toujours ceux qui voient… et les muets jouent aux billes… de préférence en verre…. pour y voir”. Tous les délires imaginatifs lui sont possibles. Il a reçu le Grand Prix du théâtre de l’Académie Française en 1985, le Grand Prix Littéraire Dramatique de la Ville de Paris en 1991 et plus récemment, en 1996, le Prix de la Langue Française.

Du même auteur :

      – “Génousie”

      – “La satyre de La Villette”

      – “Du vent dans les branches de Sassafras”

      – “Les Bons Bourgeois”

Il est considéré comme un des “im

ROBLES (Emmanuel)

      Né en Algérie, à Oran le 4 mai 1914, cet auteur français d’origine espagnole publie son premier livre en 1938 à Alger où il a vécu une grande partie de sa vie avant de se fixer à Paris. Très attaché à l’Afrique du Nord et respectueux du monde musulman, comme Albert Camus dont il était l’ami, il a dirigé la Collection “Méditerranée” pour éditer les œuvres des principaux romanciers musulmans d’expression française. Il est romancier avant d’être dramaturge. Plusieurs romans se sont succédés dont “L’Action” en 1938, “Travail d’homme” en 1943, son troisième roman, pour lequel, il reçoit, en Algérie, le Grand Prix Littéraire en 1952 et “Les Hauteurs de la ville” qui obtint le Prix Fémina en 1948.
      Il s’est révélé dramaturge avec sa première pièce, Montserrat en 1948. . Il est l’auteur d’un essai sur Garcia Lorca et de traductions de romans espagnols. Il a également publié des recueils de nouvelles : “La mort en face”. Emmanuel Roblès développe le thème de la nécessité dramatique du choix, dans une atmosphère tendue au milieu de situations violentes, le sentiment de la proximité de la mort étant renforcé par un langage volontairement dépouillé.

Du même auteur :

       – “Cela s’appelle l’Aurore”, porté à l’écran par Bunnuel

       – “Le Vésuve”

      – “La Croisière”

      – “Profirio”

      – “La Vérité est morte”, créée par la Comédie Française

      – “Plaidoyer pour un rebelle”

Il devient membre de l’Académie Goncourt à partir de 1973 et meurt en 1995 à Boulogne Billancourt.

 

SCHMITT (Eric-Emmanuel)

      Né en 1960, normalien, agrégé de philosophie, docteur, il s’est d’abord fait connaître au théâtre avec “Le Visiteur”, cette rencontre hypothétique entre Freud et peut-être Dieu, devenue un classique du répertoire international. En une dizaine d’années, Eric-Emmanuel Schmitt est devenu un des auteurs francophones les plus lus et les plus représentés dans le monde.

      Rapidement, d’autres succès ont suivi : “Variations énigmatiques”, “Hôtel des deux mondes”, “Petits crimes conjugaux”, “Mes Evangiles”, ” Le Tectonique des sentiments”… Plébiscitées tant par le public que par la critique, ses pièces ont été récompensées par plusieurs Molière et le Grand Prix du théâtre de l’Académie française. Son oeuvre est désormais jouée dans plus de quarante pays.

      La Nuit de Valognes, une variation moderne du mythe de Don Juan, l’a révélé en France en 1991 puis a été créée en Angleterre par la Royal Shakespeare Company. Fin 2005, de nouvelles créations en Allemagne et en Belgique ont joué une nouvelle version, réécrite par l’auteur.

      Récemment, les quatre récits de son Cycle de l’Invisible, des contes sur l’enfance et la spiritualité, ont rencontré un immense succès aussi bien sur scène qu’en librairie : “Milarepa”, “Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran”, “Oscar et la Dame Rose” et L'”Enfant de Noé”.

Une carrière de romancier absorbe une grande partie de son énergie :

      – “Lorsque j’étais une œuvre d’art”, variation sur le mythe de Faust

      – “Ma vie avec Mozart”, correspondance intime avec le compositeur

      – “La Secte des Egoïstes”

      – “L’Evangile selon Pilate”

      – “La Part de l’autre”

Amoureux de musique, Eric-Emmanuel Schmitt a également signé la traduction française des Noces de Figaro et de Don Giovanni. Toujours curieux, il ouvre en permanence de nouvelles portes, tend de nouveaux miroirs, pour notre plus grand plaisir.

 

TARDIEU (Jean)

      Né en 1903, ce poète dramaturge a composé surtout de courtes pièces où l’humour nait de l’observation du monde “étrange” qui nous entoure. Cet humour aigu transforme les situations, les réalités et nous entraîne dans le monde de l’absurde. Observateur extra-lucide de la société, il peut être considéré comme précurseur du Café-Théâtre. Il est aux côtés de Ionesco, Audiberti, Becket, Obaldia... au centre du paysage théâtral contemporain. Grand prix de Poème de l’Académie Française en 1972, il obtient aussi le Grand prix de la PACD et le Molière d’honneur en 1994.

Quelques titres évocateurs :

      – “Théâtre de Chambre

      – “Poèmes à jouer”

      – “La Comédie de la comédie”

      – ” L’Archipel sans nom”

      – “Une voix sans personne”

      – “Monsieur Monsieur”

VOLTAIRE

      Né en 1694 et mort à plus de quatre-vingt ans, Voltaire couvre tout le dix-huitième siècle. Voltaire a eu un champ d’action immense, au point même de se voir reprocher, parfois, une certaine superficialité, tant son œuvre est éparpillée : de la comédie à la tragédie, du dialogue au pamphlet, du journalisme au conte philosophique, de l’ouvrage historique au discours, Voltaire a pratiqué, en vers ou en prose, presque tous les genres. Ce qui est paradoxal, deux siècles après sa mort, c’est que l’on ait presque oublié ses tragédies, alors que Voltaire y  attachait une grande importance. Et, au contraire, nous étudions ses contes, alors qu’il les considérait, lui, comme mineurs.

Parmi ses oeuvres les plus célèbres, citons :

      – ” Lettres philosophiques”

      – ” La Henriade”

      – “Zadig”

      – “Candide”

      – “L’ingénu”

      – ” Zaïre